Le modèle économique prédateur des Big Tech, théorisé sous l’angle du “capitalisme de surveillance”, est-il devenu une source de tensions géopolitiques en raison du RGPD, des afficionados de Mastodon ou de Cambridge Analytica ? La protection des infrastructures critiques contre la cybercriminalité opportuniste relève-t-elle uniquement des équipes cybersécurité ou devrait-elle être prise au sérieux pour le politique et le législateur ?

En réalité, quel que soit l’exemple qu’on prend, l’intimité entre le personnel, le sociétal et le numérique est actée. Que ça nous plaise ou pas, on est tous l’utilisateur final de quelqu’un. Mais le fossé entre l’impact que cette situation a sur nous et la maîtrise qu’on peut avoir de cette situation ne cesse de s’élargir. Si l’on sort du personnel (moi face à mon écran) pour embrasser une vision sociétale, ces défis sont multipliés d’autant. Et continue à se poser la même question : à partir de quel moment, un sujet technique devient-il un sujet de gouvernance et de politique ?

Brève conférence pour tenter une sensibilisation des visiteurs et participants très technophiles aux sujets de fabrique de la loi, où je tenterai de leur expliquer comment hacker son élu-e à travers quelques exemples concrets.

Rayna Stomboliyska

Experte en gestion des risques et des crises, Rayna Stamboliyska est consultante en gouvernance de sécurité et conformité auprès d’entreprises et d’organisations internationales. Elle est également l’auteure de « La face cachée d’Internet » (éd. Larousse), primé par le Prix du livre Cyber “Grand Public” au Forum International de Cybersécurité (FIC) 2018. Elle a aussi étudié l’impact des données et technologies de l’information dans de nombreux pays en situation de conflit et post-conflit, notamment en Europe de l’Est et au Moyen Orient. Rayna enseigne à l’IAE de Poitiers et tient la chronique « 50 nuances d’Internet » sur ZDNet.fr.